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La privatisation de l'enseignement au Maroc: Est-elle la pertinente solution

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Reda latrach

 Dans un contexte actuel caractérisé par l’échec clair et accumulatif de l’ensemble des programmes qu’avait adopté le secteur de l’enseignement depuis les années 2000, et ce qui se consolide par les statistiques actuelles qui classent le Maroc parmi les pays en bas en termes de la qualité d’enseignement, et dans ces circonstances où on attendait du gouvernement qu’il pense au redressement et à la promotion de ce secteur par l’adoption des mesures incitatives telles que l’augmentation du budget alloué à l’enseignement qui est jugé l’un des minores budgets d’après ce qu’annonce les lois de finance et qui a connu récemment un énorme recul pour enregistrer un taux de variation négatif de 7,9% passant de 1478.211 DH en 2016 à 1361352 DH en 2017 (1), on se surprend par une annonce qu’a publié le conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS) qui consiste en l’annulation de la gratuité de l’enseignement qualifiant et supérieur sous le prétexte de l’ajustement des conditions de scolarisation du fait qu’il existe des personnes touchant des gros revenus et donc étant capables à payer, chose contre laquelle s’est contesté un ensemble des actifs dans les réseaux sociaux qui l’ont considéré comme étant une décision illogique. L’union nationale des étudiants du Maroc, étant donné de son activisme au sein de l’ensemble des facultés du Maroc en tant qu’organisme légitime qui encadre les étudiants et étudiantes des facultés Marocaines a exprimé à son tour à sa protestation contre cette décision et était le seul qu’a annoncé une note dans laquelle il annonce son refus radical vis-à-vis de cette décision, en donnant comme preuve le fait que l’enseignement public est déjà un refuge pour la partie pauvre et donc la partie riche opte à priori pour l’enseignement privé parce qu’elle sait bien que la qualité et les conditions de scolarisation offertes par celui-ci sont autant plus importantes par rapport aux celles qu’offre l’enseignement public, et qu’elle n’acceptera d’autres solutions que l’annulation de cette décision prévue(2). Certes, l’annulation de la gratuité de l’enseignement ne sera jamais une solution tant que la moitié ou plus de la population marocaine souffre encore de la pauvreté et de l’absence des conditions de vie nécessaires, ne sera jamais une solution tant que les écoles et les universités marocaines manquent des infrastructures nécassaires comme tout le monde le sait… Les solutions auxquelles on doit penser sont d’abord la valorisation du capital humain qui constitue l’un des pilliers nécessaires dans la promotion de l’enseignement, l’enseignement ne peut être développé si on sous-estime nos enseignants et nos compétences, de même, on doit penser au développement de nos programmes pédagogiques qui sont actuellement nullement adéquats à nos besoin, nous avons besoin des programmes internes propres élaborés par nos compétences internes et non des programmes prêts importés auprès de l’extérieur. Ainsi, la globalisation de l’enseignement reste encore un enjeu auquel on doit penser et notamment dans le milieu rural afin de réduire le maximum possible du taux d’analphabétisme qui touche à peu près la moitié de la population.

Reda latrach etuidiant a l’encg

(1): Le budget consacré à l’enseignement supérieur d’après le projet de la loi des finances 2017.

(2):D’après le dernier interview de la chaine Elarabi avec le secrétaire général de l’UNEM.

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